Pascal Plancque avant Nîmes-Monaco.
Pascal Plancque avant Nîmes-Monaco.
Pascal Plancque avant Nîmes-Monaco.
Pascal Plancque avant Nîmes-Monaco.

Pascal Plancque : « Ils ont été magnifiques de courage et d’abnégation »

Ce dimanche, le Nîmes Olympique s’est donné un peu d’air en battant au Stade des Costières les Girondins de Bordeaux (2-0). Grâce à des buts de Birger Meling (14ème) et de l’infatigable Renaud Ripart (71éme), les Crocodiles peuvent encore rêver au maintien. Pascal Plancque est revenu sur ce match encourageant en conférence de presse.

182. C’est le nombre de jours durant lesquels les joueurs du Nîmes Olympique n’avaient plus gagné dans leur antre. Le Stade des Costières, habituellement redouté des équipes adverses, a malheureusement perdu de sa superbe depuis cette nouvelle saison et ces huis-clos à répétition. Apathiques depuis des mois sans l’aide de leurs supporters, les joueurs semblent retrouver de l’entrain depuis la réception de Monaco : un regain de forme confirmé contre Bordeaux avec un deuxième succès de rang en Ligue 1. Pascal Plancque n’a d’ailleurs pas caché sa joie en conférence de presse : « On a montré que l’on pouvait être efficace à domicile ». Il a tenu à féliciter ses joueurs pour « leur organisation et leur état d’esprit exceptionnel malgré les coups du sort ». Il est également revenu sur la défense nîmoise qui reprend progressivement des couleurs : « c’est une grosse satisfaction, c’est le deuxième match où l’on ne prend pas de buts. C’est impossible de se maintenir en étant la dernière défense du championnat et en concédant beaucoup de buts comme on le faisait ».

Une équipe infatigable ?

Avec trois victoires en six matchs, un quatrième clean sheet de Baptiste Reynet (le second consécutif) et un état d’esprit retrouvé, les Nîmois semblent revigorés en comparaison de la première partie de saison. Comme l’a souligné Birger Meling en conférence de presse, les Crocodiles ont aussi « arrêté de faire des cadeaux pendant les matchs ». Concentration et dévouement redeviennent petit à petit les mots d’ordre de l’équipe.

Même si la possession n’a pas été au rendez-vous côté nîmois dimanche, la générosité et la cohésion ont permis aux Crocodiles de proposer un jeu tourné vers l’avant et fait de contre-attaques qui ont mis à mal la passivité de la défense girondines. Des éléments typiques du style de jeu nîmois que l’on avait plus vu depuis longtemps.

Le revers de la médaille, une hécatombe de blessés

Si l’infirmerie était déjà bien remplie (Martinez, Landre et Depres), le match de dimanche a mis en avant les limites physiques des joueurs. C’est d’abord Lucas Deaux et Andrés Cubas, initialement prévus dans le onze de départ, qui ont dû être remplacés au pied levé par Lamine Fomba et Kelyan Guessoum. Le premier a ressenti une pointe au mollet durant l’entraînement. Quant au second, il a pris un coup sur le genou, précisément à l’endroit de sa dernière blessure. Rien de bien grave donc mais, comme l’a rappelé Pascal Plancque, avec les nombreuses échéances qui arrivent, aucune prise de risque ne doit être effectuée.

Autre coup du sort, Anthony Briançon se blesse seul à la 36ème minute dans la surface nîmoise, d’une possible déchirure à l’ischio éloignant le capitaine quelques semaines des pelouses. C’est ensuite Sofiane Alakouch, souffrant d’une pointe à la fesse (douleur récurrente depuis quelque temps), qui cède sa place à Patrick Burner à l’heure de jeu. Enfin Karim Aribi, fraîchement rentré, se fait faucher par Loris Benito alors qu’il mène seul une contre-attaque. Cette faute, sanctionnée d’un carton rouge, sera d’ailleurs à l’origine du coup franc qui amènera le second but nîmois. Néanmoins le coup sur le tête reçu par l’ancien joueur de l’Etoile du Sahel l’obligera à sortir précipitamment.

Pascal Plancque qui est revenu sur ces blessures après le match souligne encore une fois l’esprit de groupe et de cohésion de ses joueurs. « Guessoum et Fomba sont rentrés dans le 11 au pied levé et ont fait un match magnifique. […] On se donne les moyens de s’en sortir » avant de souligner que ces blessures sont malheureusement imputables au travail et aux entraînements intensifs du Nîmes Olympique, « c’est le prix à payer pour gagner nos matchs. […] Si on veut gagner des matchs, on doit mettre de l’intensité dans nos courses, dans nos efforts sinon on n’existera pas. Il faut qu’on s’entraîne en conséquence, malheureusement le prix à payer c’est qu’on aura quelques blessures ».

Des échéances importantes

Toutes ces blessures mettent le Nîmes Olympique en difficulté au moment même où le calendrier les oblige à gagner. Les réceptions consécutives de Lorient (match en retard comptant pour la 21ème journée) et de Nantes, respectivement 18ème et 17ème de Ligue 1, seront des matchs décisifs pour le maintien. Pascal Plancque n’a pas oublié de le rappeler : « Je n’oublie pas qu’on est 19èmes et qu’on a deux gros match dans quelque jours ».

Il tempère ensuite sur l’éventuel déblocage que ces joueurs ont eu sur le fait de gagner à domicile : « Ils ont montré qu’ils pouvaient le faire, bravo au groupe de joueurs […]. On se donne les moyens de s’en sortir et pour ça il faut qu’il y ait une vraie unité dans le groupe ». Le collectif sera donc primordial pour les petites finales que sont les réceptions de Lorient et Nantes. Ces deux matchs feraient, en cas de victoire, sortir les Nîmois de la zone rouge et espérer encore plus un improbable maintien en Ligue 1 la saison prochaine.

Un nouvel entraîneur, une cohésion retrouvée, des supporters qui s’investissent et montrent aux joueurs leur soutien : voilà des éléments qu’il faudra conserver pour espérer performer à nouveau dans l’élite du football français.

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